Lutte contre la pauvreté, les actions du gouvernement

La crise frappe en premier lieu les personnes les plus précaires : perte de revenus entraînant des difficultés à faire face aux dépenses du quotidien, moindre perspective de retrouver un emploi et une activité pour assumer ces dépenses de tous les jours… 

Autant de difficultés du quotidien qui risquent d’entraîner ou de maintenir une partie de nos concitoyens dans la spirale de la précarité. 

Lors du dernier projet de loi de finances les députés ont autorisé le Gouvernement à mettre en place des dispositifs et moyens pour l’activité économique et les emplois qui lui sont liés : plan de relance, activité partielle, plan Jeunes …

Des mesures doivent être prises désormais afin de prévenir et lutter contre cette bascule dans la pauvreté et la grande pauvreté. C’est pourquoi le gouvernement déploie aujourd’hui un nouvel arsenal d’actions autour de trois grandes priorités :

  • Soutenir le pouvoir d’achat des personnes précaires et modestes et en leur apportant un accompagnement au quotidien.
  • Favoriser la sortie de la pauvreté en développant les solutions d’insertion et d’activité pour les personnes sans emploi.
  • Assurer des conditions de logement et d’hébergement adaptées et prévenir les impayés de loyers.

 

Pour ce dernier point, le mal est criant. 

Le 26ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, paru en début de semaine qui décrit et analyse les conséquences sur le mal-logement de l’irruption inattendue de la crise sanitaire, économique et sociale liée à la pandémie de Covid est sans appel :

En effet, pour les victimes du mal-logement, auxquelles cette enquête donne la parole, rester à domicile en bidonville, dans des quartiers dégradés, en habitat indigne ou surpeuplement, cela représente une souffrance, pour soi et pour ses enfants, et entraîne un risque de contamination accru. Pour les plus de 300 000 personnes sans-domicile, à la rue ou dans des hébergements d’urgence plus que jamais inadaptés, la crise a suscité un bouleversement dans un système d’aide déjà fragile et sous tension, malgré la mobilisation d’acteurs publics et associatifs.

Cliquez ici pour accéder directement au téléchargement de ce rapport.

 

LES 19 NOUVELLES MESURES POUR PRÉVENIR ET LUTTER CONTRE LA BASCULE DANS LA PAUVRETÉ 

Au total, plus de 1,8 Md d’euros seront mobilisés pour financer les nouvelles mesures de lutte contre la pauvreté, qui viennent s’ajouter au budget de la stratégie pauvreté (plus de 8 Mds d’euros), aux mesures de lutte contre la pauvreté prises pendant la crise (plus de 1,5 Md d’euros) et aux mesures de lutte contre la pauvreté du plan de relance (plus de 6 Mds d’euros). 

Afin de soutenir les revenus des plus précaires et modestes et renforcer l’accès aux droits : 

  • Aide exceptionnelle de 150 euros pour les personnes au RSA, à l’ASS + 100 euros par enfants pour les familles au RSA, à l’ASS et aux APL (916 M d’euros)
  • Aide exceptionnelle de 150 euros pour les jeunes non étudiants aux APL et pour les étudiants boursier (195 M d’euros)
  • Envoi de masque lavables gratuits à 9M de personnes précaires et de masques jetables aux personnes sans-abri (138 M d’euros)
  • Développement de l’offre de domiciliation avec 300 nouvelles structures en 3 ans (15 M d’euros)
  • Création de 100 points conseil budget en 1 an (1,5 M d’euros) 
  • Développement d’outils d’exploitation de données pour cibler et contacter des allocataires potentiellement éligibles à certaines droits, renseignement automatique des formulaires avec les informations déjà transmises. 
  • Mise en place d’un groupe de travail sur la simplification administrative pour les associations

 

Par ailleurs, une nouvelle aide de 900 euros par mois destinée aux travailleurs précaires, saisonniers ou intermittents est effectuée aujourd’hui, (vendredi 6 février) au titre des mois de novembre et décembre.

Cette aide est destinée aux personnes travaillant dans des secteurs comme la restauration, l’événementiel, mais aussi ceux qui sont demandeurs d’emploi ou saisonniers qui sont particulièrement touchés par la crise économique et sociale causée par la pandémie.

Quelles sont les conditions ?

Pour être éligible à cette aide financière, il faut :

  • résider sur le territoire national ;
  • être inscrit comme demandeur d’emploi au cours d’un ou de plusieurs mois compris entre novembre 2020 et février 2021 inclus ;
  • avoir cumulé les contrats courts et travaillé au moins 60 % du temps en 2019 (au moins 138 jours) et n’avoir pu travailler suffisamment en 2020 pour recharger ses droits du fait de la crise ;
  • se situer en dessous d’un niveau de ressources de 900 € par mois.

Plus d’informations ici 

 

Afin de développer des solutions d’insertion et d’activité pour maintenir le lien avec l’emploi : 

  • 30 000 nouvelles aides au post dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (150 M d’euros)
  • Pas de sortie sèche d’IAE (prolongation de 12 mois de la possibilité de rester en IAE)
  • Deux fois plus de parcours emplois compétences dans les quartiers de la politique de la ville et les zones de revitalisation rurale, avec un financement par l’Etat à 80 % contre 45 % aujourd’hui (120 M d’euros)
  • Aide à la mobilité via la création de nouvelles plateformes mobilité et le développement du micro-crédit pour accompagner 100 000 demandeurs d’emploi (70 M d’euros)
  • Lancement du service public de l’insertion et de l’emploi dans 30 Départements (80 M d’euros)

 

Afin de renforcer l’accès à l’hébergement et au logement et le maintien dans le logement : 

  • Ouverture de la campagne hivernale le 18 octobre 
  • Prolongation de l’aide de 150 euros versée par Action Logement pour prévenir les impayés de loyers et aider au paiement des dépenses de logement, avec des critères d’accès élargis pour les plus fragiles (86 M d’euros)
  • Création d’équipes mobiles de visite à domicile des personnes menacées d’expulsion (8 M d’euros)
  • 1 500 places d’hébergement pour les femmes sortant de maternité sans solution (40 M d’euros)
  • Accompagnement social et à l’alimentation dans les lieux d’hébergement pour 45 000 personnes (20 M d’euros)
  • Développement de lieux d’accueil et d’hébergement des grands marginaux (9 M d’euros)
  • Doublement du nombre de logements très sociaux à très bas niveaux de loyers financés (50 M d’euros)

De plus, afin de sécuriser leur accompagnement pendant la crise sanitaire, la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 du 23 mars 2020 a interdit toute sortie sèche de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) « des mineurs, mineurs émancipés et jeunes majeurs de moins de 21 ans » pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire.

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