L’École, en ce mois de rentrée scolaire, fait partie des fondations de notre République. Or tous nos jeunes n’ont pas les mêmes chances d’accéder aux études supérieures et donc de trouver leur place dans notre société. 

Au gré de mes visites auprès des entreprises force est de constater que de nombreux emplois sont à pourvoir dans le département et qu’il manque des jeunes qualifiés pour les occuper.
La première raison vient du fait que beaucoup de jeunes nivernais partent faire leurs études en dehors du département et ne reviennent pas à l’issue.
La deuxième explication, concerne les jeunes bacheliers. Les nivernais ont des résultats au bac supérieur à la moyenne mais le taux de poursuite d’études est inférieur à la moyenne nationale. Nos jeunes ne poursuivent pas tous leurs études à cause de l’éloignement géographique des formations, des difficultés de financement ou de l’inquiétude de quitter le cocon familial.

C’est à partir de cette analyse que nous avons regarder avec le gouvernement pour insérer dans le Pacte territorial signé récemment, avec Agnes Buzyn et Jacqueline Gourault à Nevers, un volet enseignement supérieur.
 
Je suis donc fière d’être parmi vous aujourd’hui pour voir se concrétiser un engagement de ce pacte territorial et inaugurer ce nouveau Campus Numérique, l’un des 13  premiers campus connectés de notre pays. D’autres suivront comme le premier ministre l’a annoncé la semaine dernière dans le cadre de « l’Agenda Rural » afin de permettre cet égala accès à tous les francais.

Le développement très rapide des technologies de l’information et de la communication, permettent dorénavant de suivre des cours comme si on était dans un amphithéâtre à Dijon, à Paris ou à Clermont. C’est en cela, que la création des Campus Numérique est une des réponses possible pour permettre à nos étudiants de poursuivre des études supérieures à distance avec un accompagnement renforcé et d’accéder à la soixantaine de formations proposées en restant ici dans la Nièvre.
Le Campus Numérique vient ainsi compléter les autres offres du territoire comme les nombreux BTS, la prépa de Jules Renard, l’école d’ingénieur de l’automobile et des transports l’ISAT, les écoles d’aide soignants, d’infirmiers et d’ergothérapeute, la licence de droit ou le cursus pour devenir professeur des écoles afin de permettre à nos jeunes de s’épanouir dans le territoire tout en poursuivant leurs études.
 
Ce campus permettra aussi d’accompagner ceux qui ont un projet de vie différent et qui on besoin d’une scolarité adapté comme les sportifs, les musiciens ou autres. D’ailleurs des jeunes joueurs de l’USON seront présent cette année mais également une joueuse du tango basket de Bourges.
Cette nouvelle offre s’adresse donc aux étudiants, présents physiquement ou non dans un établissement.
Ses services peuvent être très variés : ils peuvent aller de la simple diffusion de supports pédagogiques sous forme numérique, à la formation assurée en partie à distance, en passant par le tutorat et le travail de groupe à distance, et par des services administratifs ou culturels variés.
  
N’oublions pas que même si ces campus numérique territoriaux sont une nouveauté, l’enseignement à distance a déjà fait ces preuves. En effet en avril 2000, les conférences de présidents ou de directeurs d’établissements et le CNED, ont lancé un programme de développement de la formation à distance appelé : projets de campus numériques français. Il s’agissait, déjà, de soutenir l’usage des TIC dans les établissements d’enseignement supérieur français et développer une offre de formation à distance, riche et de qualité, reposant sur l’implication forte des établissements publics d’enseignement supérieur.
 
Je suis heureuse d’appartenir à une République qui met tout en œuvre pour la réussite de ses élèves. Car notre pays a besoin, plus que jamais, d’une école qui réussit et qui est généreuse avec tous ses enfants sans distinction de couleur de peau, de religion, d’origine ou de je ne sais quel autre critère discriminatoire.
 
Mon travail de parlementaire, avec mes collègues de la majorité, est donc de soutenir à travers le travail sur les projets de loi, les éléments qui transforment et qui améliorent en profondeur la vie de nos concitoyens. Comme vous le constatez, le Gouvernement appuyé par le parlement est dans l’action.
 
Pour conclure mon propos, je veux vous rappeler que je suis déterminée pour accompagner et soutenir notre ville de Nevers et plus généralement notre département de la Nièvre, pour rayonner plus fort, plus haut et au-delà de nos frontières car nous en avons les moyens.
 

Nos atouts ne manquent pas. Nous disposons d’une filière industrielle qui se mobilise, d’un potentiel d’innovation aigu, d’une capacité d’investissement nécessaire pour stimuler tous les projets d’avenir et d’une richesse touristique qui n’est plus à démontrer et bien sûr d’une offre dédiée à l’éducation qui s’enrichie constamment, nous travaillons pour cela.

Comme vous le voyez Nevers s’est réveillée, la Nièvre a tout pour gagner. Nous devons juste tous en être convaincu.

Bonne année universitaire à tous.

Je vous remercie
 

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