Monsieur le Maire, Madame la sénatrice, Mesdames et Messieurs les élus, Neversoises
et Neversois, Mesdames, Messieurs,

Robert Schumann, alors ministre des affaires étrangères pour la France et considéré
comme l’un des pères fondateurs de l’Europe, prononce le 9 mai 1950 : la déclaration
Schuman, essence mère de l’Union Européenne. Par ces quelques mots prononcés
il y a 70 ans, il donne naissance non pas seulement à cette Union Européenne, si singulière,
mais il offre surtout la paix à un continent dévasté par deux guerres mondiales.

Cette Europe, nous pouvons la qualifier d’organisation non identifié dans l’histoire
des relations internationales. En effet, suite aux deux guerres du XXème siècle, l’idée d’unifier
un continent de manière pacifique est tout simplement inédit. L’histoire des états et des nations
n’étant jusque-là question que de conflit et de rapport de force. Ainsi, malgré cette exploit,
devenu presque anodin, l’Europe est décriée et remise en question perpétuellement,
en proie aux doutes permanent de l’Homme. Et pourtant…
Ces doutes, presque inhérents à sa construction ne doivent pas tenir ses réussites,
ses espoirs, ses opportunités. Si aujourd’hui nous sommes réunis, c’est pour célébrer
cette Union. Cette union des peuples, cette union des Hommes, des Femmes,
d’un continent : pour la paix. L’Europe c’est 512 millions d’humains, 512 millions d’identités,
et presque tout autant de cultures et de coutumes. Mais, au-delà de nos différences,
il n’y a qu’une seule devise : l’Union dans la diversité. Parce que l’Europe c’est ça.

C’est tous ensemble que nous allons continuer à construire une Europe qui nous ressemble.
Rendons hommages aux intentions initiales, aujourd’hui, en cette journée de l’Europe,
il me semble essentiel de la poser au cœur des débats, redorer son blason comme aujourd’hui
avec les jumelages de nos communes, comme des milliers de jumelages à ce jour réalisés en Europe,
apportent une pierre supplémentaire à l’édifice de la paix , cette paix qui est vitale pour chacune et chacun d’entre nous.

C’est à cela que servent les jumelages : à trouver chez les autres un peu de soi-même au-delà
des différences de langues, de coutumes ou de traditions et surtout mieux connaître l’autre pour arrêter
d’en avoir peur. Dans 15 jours, nous allons voter pour élire nos représentants européens.
Ceux qui porteront la voix de notre pays dans les défis que nous avons à relever.

Nous devons faire évoluer l’Europe pour qu’elle soit plus juste socialement en mettant
en place un bouclier social européen (garantie 0 chômage, Smic adapté aux pays européens)
et plus juste fiscalement toutes les entreprises faisant des profits en Europe doivent être taxés
en Europe et de manière plus harmonisée. Elle doit être également plus respectueuse de notre environnement en mettant en place les systèmes permettant à terme d’habiter un continent neutre
en carbone et ainsi de préserver la santé des européens. Elle doit être également plus forte pour faire respecter nos valeurs dans la situation géopolitique mondiale que nous connaissons. C’est pourquoi nous souhaitons notamment donner à l’Europe les moyens de se défendre en matière de défense mais également en matière commerciale et concurrentielle. Et enfin elle doit être plus égalitaire
et respectueuse des droits, que les femmes aient réellement les mêmes droits que les hommes
et que leurs droits soient respectés et pour cela nous nous appuierons sur la mise en oeuvre
du pacte Simone Veil. Et c’est par les mots de cette grande dame première présidente
du parlement européen que je terminerai ce matin :
“ Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre
des valeurs fortes : la paix, la défense des droits de l’Homme, davantage de solidarité
entre les riches et les pauvres. L’Europe c’est le grand dessein du XXIème siècles.”

Bonne fête de l’Europe.

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