Le Ségur de la Santé : valoriser les professions médicales

Le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a conclu, mardi 21 juillet, le Ségur de la santé, lancé le 25 mai dernier sous l’impulsion du Président de la République.

33 orientations ont été retenues, pour la plupart issues de la concertation et des recommandations des travaux conduits par Nicole Notat. Il s’agit orientations fortes pour notre système de santé.

 

Répondre concrètement aux attentes des soignant :

  • Un effort sur la rémunération des soignants de 8,2 milliards d’euros par an
  • Le 13 juillet, à Matignon, en présence du Premier ministre,
  • Des accords de santé signés par le Premier ministre, apportant aux soignants, dans les hôpitaux, dans les EHPAD et les cliniques, des revalorisations significatives.

 

 

Une accélération dans tous les domaines de la santé :

 

Répondre aux besoins en personnels et en lits

Des salaires et des carrières pour les médecins à l’hôpital public répondent au besoin d’attractivité des métiers.

L’ouverture ou la réouverture de lits en fonction des besoins à hauteur de 4 000 « lits à la demande » pour permettre aux établissements de s’adapter à l’activité du moment.

 

Adapter le financement aux réalités d’aujourd’hui

Diversification et la simplification des modes de financement des activités hospitalières.

Réévaluation de l’ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie – outil de gestion financière de la santé) pour 2021 par ailleurs le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) remettra, d’ici 2021, des propositions d’évolution de la régulation du système de santé.

19 milliards d’euros d’investissements

– 13 milliards d’euros de reprise de dette aux hôpitaux pour leur redonner les marges de manœuvre financières.

– 6 milliards d’euros nouveaux de plan d’investissement pour financer notamment les investissements courants comme le renouvellement des équipements.

– 2,1 milliards d’euros pour les établissements médico-sociaux et un quart des places en EHPAD seront rénovées.

– 2,5 milliards d’euros pour l’investissement en santé dans les territoires (projets hospitaliers, projets ville-hôpital).

– 1,4 milliard d’euros sur trois ans pour le numérique (« Espace numérique de santé » dès 2022).

 

 

Décentraliser les décisions d’investissement

Création du Conseil national de l’investissement en santé, qui associera des représentants des élus, et devra désormais définir les priorités nationales (projets aidés à 100 % ou dépassant 100 millions d’euros hors taxe). Il s’agit de déconcentrer la gestion des investissements, territorialiser et décloisonner les projets.

Les territoires doivent prendre la main, associant les élus régionaux, départementaux, intercommunaux et les maires. Des concertations approfondies avec les élus auront lieu dans les prochains mois.

Enfin, les Agences régionales de santé seront renforcées au niveau départemental et leur lien avec les élus locaux seront plus étroits.

 

Résorber les inégalités de santé

100 millions d’euros par an viseront à lutter contre les inégalités de santé, notamment en direction des travailleurs pauvres (400 permanences d’accès aux soins de santé, 60 centres de santé « participatifs »).

 

Coordonner les soins entre généraliste et spécialiste

Une bonne coordination entre la médecine de ville, l’hôpital et les établissements médico-sociaux est impérative dans la prise en charge des patients, notamment des personnes âgées.

 

Plus de place pour les infirmiers

En concertation avec les Régions, le Gouvernement, va augmenter de 10% les places dans les Institut de Formation en Soins Infirmiers (ISFI), soit 2 000 places supplémentaires à la rentrée 2020. Les formations d’aide-soignant seront multipliées par deux d’ici à 2025.

Le déploiement des infirmiers en pratiques avancées (IPA) généralistes de premiers recours, sera accéléré, avec pour objectif 3 000 IPA formés d’ici à 2022.

 

Vers une gouvernance des établissements plus collégiale

Chaque établissement de santé pourra mettre en œuvre des organisations internes et des gouvernances adaptées à son contexte local. Il s’agit de redonner sa place au service, avec une gouvernance plus participative associant les soignants et les usagers quand c’est possible ou nécessaire

 

Retrouvez l’ensemble des mesures proposées en suivant ce lien.

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